Il y a quelques années, le concept d’intelligence artificielle (IA) semblait plus fictif qu’applicable au monde pratique des entreprises. Aujourd’hui, il est devenu crucial pour l’efficacité et la compétitivité de nos entreprises, mais aussi pour les capacités d’innovation de notre pays. Mais les entreprises belges sont-elles prêtes à passer à l’IA ? Décryptage.
Quels sont les champs d’application de l’IA ?
L’intelligence artificielle (IA) fait désormais partie intégrante de notre vie quotidienne, qu’il s’agisse des chatbots, du machine learning, du deep learning ou de la reconnaissance faciale. L’IA est essentiellement un système décisionnel avancé qui utilise des données pour déterminer le meilleur plan d’action en fonction de paramètres et d’objectifs spécifiques.
Ces systèmes peuvent « apprendre » et s’adapter en analysant l’impact de leurs actions sur l’environnement. L’influence de l’IA ne se limite pas à un secteur spécifique, et il existe de nombreuses possibilités d’utiliser cette technologie pour transformer positivement l’économie.
Parmi les domaines où l’IA peut avoir un impact significatif, figurent le changement climatique, la sécurité alimentaire, les soins de santé et la prise en charge des personnes dépendantes. Par exemple, l’IA peut aider à prédire et à anticiper les maladies, à réduire la consommation d’énergie, à transformer des tâches fastidieuses, à réduire le coût de nombreux produits et à développer des technologies énergétiques plus efficaces et plus durables.
Utilisation de l’IA : quelle est la situation actuelle en Belgique ?
La Belgique arrive derrière le Danemark en ce qui concerne l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), en particulier dans les grandes entreprises de 250 employés ou plus, selon le projet AI Diffuse de l’OCDE. Parmi les entreprises interrogées, un quart des grandes entreprises belges ont développé l’IA, tandis que 42 % l’utilisent actuellement.
Toutefois, les petites entreprises, ou TPE, comptant moins de 10 employés, utilisent l’IA à des taux nettement inférieurs, avec seulement 4,6 % qui l’utilisent actuellement et 1,43 % qui la développent. Les coûts fixes élevés de l’utilisation de l’IA et les investissements supplémentaires dans les données, les logiciels et les spécialistes de l’IA représentent des défis pour les petites entreprises.
Les secteurs qui utilisent le plus l’IA en Belgique sont les entreprises de TIC telles que la programmation, le conseil et d’autres activités informatiques, les services d’information, les télécommunications et la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques.
L’étude suggère que les entreprises âgées de 6 à 10 ans sont les plus susceptibles d’utiliser l’IA en Belgique. Cela pourrait indiquer une tendance à l’augmentation de l’adoption de l’IA à l’avenir, en particulier parmi les entreprises de taille moyenne.
Ce qu’il faut retenir :
- La Belgique occupe la deuxième place en matière d’adoption de l’IA, juste derrière le Danemark.
- Les grandes entreprises belges mettent l’accent sur le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle, surpassant ainsi de nombreux autres pays.
- Les taux d’adoption de la technologie de l’IA sont considérablement plus faibles dans les TPE.
- Les entreprises qui dépendent essentiellement des TIC sont plus nombreuses à utiliser l’IA.
Conclusion
L’IA est un outil essentiel pour la compétitivité et l’innovation des entreprises belges. Bien que les grandes entreprises soient en tête en matière d’adoption de l’IA, les TPE ont encore du chemin à parcourir. Toutefois, la tendance à l’augmentation de l’adoption de l’IA chez les entreprises de taille moyenne laisse entrevoir un avenir prometteur pour la technologie en Belgique.

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