En Belgique, la guerre des talents dans le monde de l’entreprise atteint de nouveaux sommets, d’après de nombreuses observations. Les statistiques confirment la gravité de la pénurie de main-d’œuvre, bien que le pays soit loin du plein emploi. Dépassant la moyenne européenne de 42 %, la Belgique arrive en tête avec 65 % des employeurs qui peinent à trouver des candidats adéquats, devançant les Pays-Bas (54 %) et l’Irlande (53 %).
La Belgique se trouve en tête des pays européens les plus touchés par la guerre des talents
La guerre des talents est un défi important sur le marché du travail belge, 65% des employeurs ayant du mal à attirer du personnel. Cette constatation, ainsi que les résultats d’une enquête européenne menée par SD Worx, soulignent la manière dont les employeurs abordent ce problème. La mobilité interne et la formation des employés sont considérées comme des solutions par un tiers des employeurs belges. En outre, l’étude révèle que les trois quarts des entreprises sont confrontées à un ralentissement de l’occupation des postes vacants.
La Belgique est en tête de la liste des pays qui éprouvent des difficultés à trouver des employés, suivie des Pays-Bas et de l’Irlande. Ces chiffres sont nettement plus élevés que la moyenne européenne se chiffrant à 42 %. Toutefois, des pays comme la Suède, l’Italie, la Norvège et l’Espagne semblent avoir un peu moins de mal à combler leurs lacunes en matière de personnel.
L’étude indique également que les employeurs ressentent une énorme pression pour être attractifs dans le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre. En Belgique, 59 % des entreprises estiment que cette tâche est exceptionnellement difficile. Les employeurs français sont les mieux classés à cet égard, suivis par les Italiens et les Polonais, ce qui indique des difficultés plus importantes que la moyenne européenne.
Bon à savoir
74% des employeurs belges estiment que le processus d’attribution des postes vacants prend de plus en plus de temps.
Une situation qui profite aux chercheurs d’emploi
La guerre des talents est en passe de révolutionner le marché du travail. Le rapport de force s’est inversé. Les personnes les plus qualifiées sont les plus avantagées par cette situation du fait qu’elles peuvent désormais exiger des plans de développement, des formations et de la flexibilité au sein de leur entreprise, faute de quoi elles devront faire face à la concurrence. Toutefois, elles ne sont pas les seules à pouvoir en profiter. Les recruteurs désespérés sont aujourd’hui prêts à donner une chance aux travailleurs moins qualifiés, pour autant qu’ils soient motivés et désireux d’apprendre.
Des études récentes indiquent que les exigences minimales en matière de compétences sont revues à la baisse pour les personnes motivées. Pour les moins qualifiés, il existe de nombreuses possibilités de formation à court terme et même de primes de formation. Paradoxalement, ce sont les personnes les moins qualifiées qui ont tendance à se former le moins.
Bon à savoir
Seuls 20 % des travailleurs peu qualifiés suivent une formation, contre 40 % des personnes moyennement qualifiées et 65 % des personnes hautement qualifiées.
Conclusion
La guerre des talents en Belgique atteint des proportions alarmantes. Cette situation a inversé le rapport de force sur le marché du travail. La flexibilité est donc désormais cruciale pour les entreprises qui souhaitent attirer et fidéliser les meilleurs talents.

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