En 2021, la pénurie de talents a atteint des niveaux sans précédent en Belgique avec 83%, le taux le plus élevé depuis 15 ans, en pleine crise sanitaire. Même après deux ans, malgré une légère baisse du rythme des embauches, la situation reste critique : 80 % des employeurs éprouvent des difficultés à trouver des candidats pour leurs postes vacants et 17 % ont du mal à trouver des profils adéquats, comme l’indique le récent baromètre de ManpowerGroup. Dans cet article, nous explorerons cette nouvelle réalité qui pèse sur le marché de l’emploi en Belgique.
Wallonie, la région la plus concernée par la pénurie de talents
C’est la Wallonie qui souffre le plus de la pénurie de talents, qui touche 84 % des employeurs. Bruxelles et la Flandre sont également concernées, avec respectivement 80 % et 76 % d’employeurs en difficulté. Les profils les plus difficiles à pourvoir sont l’IT & Data (20%), l’Engineering & Technical (18%), et les Sales & Marketing (18%).
Les entreprises sont confrontées à un double défi : trouver les bonnes compétences pour les avancées technologiques et répondre aux attentes changeantes des candidats et des employés. Ces derniers privilégient désormais l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée plutôt qu’une vie centrée sur le travail.
Pour faire face à cette crise des talents, les entreprises prennent diverses mesures, telles que l’investissement dans la formation du personnel existant, l’embauche d’employés permanents, le recours à des professionnels indépendants et l’amélioration des processus grâce à la technologie.
Bon à savoir : Au niveau mondial, la pénurie de talents est à son plus haut niveau depuis 17 ans, avec près de 4 employeurs sur 5 ayant des difficultés à pourvoir leurs postes.
Les entreprises désormais contraintes d’être plus flexibles
En réponse à l’évolution des circonstances, les entreprises adoptent de plus en plus la flexibilité. ManpowerGroup a révélé que plus de la moitié des employeurs (55 %) sont prêts à offrir une plus grande flexibilité en termes d’horaires et de lieux de travail. En outre, 22 % des entreprises proposent des salaires plus élevés, tandis que 20 % réduisent les exigences en matière de qualifications et de diplômes lors de l’embauche.
Conscientes de l’impact de l’intelligence artificielle (IA), 19 % des entreprises prévoient d’automatiser des tâches et des processus. Par ailleurs, près de six employeurs sur dix (58 %) envisagent le recrutement transfrontalier comme une option.
Toutefois, les employeurs belges prévoient de diminuer leur rythme d’embauche dans les mois à venir. La prévision nette d’emploi, calculée par le HR Group, indique un chiffre de +18%, soit une baisse de cinq points de pourcentage par rapport au premier trimestre 2023 et de 16 points par rapport au deuxième trimestre 2022.
Conclusion
La pénurie de talents en Belgique est devenue une réalité préoccupante, avec des taux historiquement élevés. Pour faire face à cette situation, il est impératif que les entreprises s’adaptent en repensant leurs stratégies de recrutement, en investissant dans le développement des compétences internes et en favorisant un environnement de travail positif. Seules celles qui sauront s’adapter avec agilité pourront tirer leur épingle du jeu et prospérer dans cet environnement compétitif.

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