Le télétravail n’a jamais eu autant de succès. De plus en plus apprécié par les travailleurs, il devient une nécessité pour les organisations. Ce temps passé hors de l’entreprise permettrait non seulement de gagner en productivité, mais aussi d’améliorer la qualité de vie des salariés. Présenterait-il aussi un intérêt écologique ?
Le télétravail réduit les déplacements : c’est bon pour l’environnement
Le télétravail n’est pas seulement synonyme de gain de temps pour les salariés. Il permettrait également de réduire :
- l’empreinte carbone du transport routier;
- la consommation des carburants fossiles;
- la pollution de l’air.
- et même le réchauffement climatique.
En effet, le télétravail limite les trajets domicile-travail, une des causes principales d’émissions de GES (gaz à effet de serre). Conséquence, il peut se révéler être une solution positive pour l’environnement. D’ailleurs, un jour de travail à domicile par semaine permettrait de réduire à près de 69% le volume de déplacement.
Toutefois, bien que ce mode de travail réduise les émissions liées aux transports, ses effets rebond sont à suivre de près.
Le télétravail : un danger pour l’environnement ?
Avec le télétravail, les impacts environnementaux du numérique sont décuplés. L’électricité, dont le télétravail est dépendant, est notamment une grande source d’émission de GES. L’utilisation de matériels informatiques et des nouvelles technologies renforce également la demande en énergie. De plus, ce mode de travail génère des déchets électroniques et informatiques auxquels nous n’avons pas toujours les moyens de remédier.
D’ailleurs, seul 1% des équipements technologiques peuvent être recyclés; et pourtant, leur conception demande un apport d’énergie non négligeable. Et pourtant, ces appareils, toujours plus fins et sophistiqués, affichent un poids carbone particulièrement élevé.
Aussi, l’achat de matériel informatique pour le télétravail a un impact environnemental considérable, d’autant plus qu’il occasionne près de 53,6 mégatonnes de déchets électroniques. Plus concrètement, cela correspond à près de 1 000 ordinateurs portables jetés par seconde. À l’ère du télétravail, pourtant, ces équipements sont indispensables pour les travailleurs.
Des solutions à mettre en place pour un télétravail plus écologique
Entreprises et travailleurs peuvent prendre plusieurs précautions pour limiter les conséquences environnementales du télétravail :
- opter pour des labels écologiques (Nordic Ecolabel, TCO Certified,…) qui garantissent une production durable et économe en termes d’équipements informatiques ;
- équiper les ordinateurs d’un système performant de gestion des énergies ;
- opter pour des contrats d’électricité verte;
- limiter l’utilisation du télétravail à l’essentiel;
- etc.
Mais pour que les impacts du télétravail soient réellement réduits, il faudra que chaque intervenant (entreprise, fournisseurs de matériel informatique, salariés) s’engage à agir concrètement.
En conclusion
Si le télétravail permet de réduire les émissions de CO2 liées à l’utilisation des moyens de transport, il ne semble pas présenter une solution efficace pour l’environnement. Bien au contraire, l’utilisation du numérique représente un fardeau écologique important. Mais si cet aspect est à surveiller, il est encore difficile d’obtenir des chiffres exacts à ce sujet.

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